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Les dix commandements du matérialisme

Le Dieu de la science matérialiste

Ses 2 démons, ses 4 piliers et ses 10 commandements

Son Dieu, le hasard:

La science est censée combler le vide de notre ignorance, c'est son rôle social, sans lequel on ne pourrait faire appel à des experts.

Mais la vraie science n'a pas réponse à tout et la meilleure réponse toute faite lorsqu'on veut cacher le vide de notre ignorance est de faire appel au hasard. C'est très facile, car il y a toutes sortes de hasards.

Les matérialistes font par exemple appel au hasard pour cacher le vide d'explication scientifique concernant l'apparition et l'évolution de la vie, c'est pourquoi la proposition de Darwin fut si bien acceptée.

Une autre façon de faire appel au hasard pour cacher le vide de notre ignorance est de nier la nécessité même d'expliquer, comme un phénomène étrange par exemple. Là encore, le hasard est très utile puisqu'il n'y a pas besoin d'expliquer ce qui est arrivé par hasard. C'est ainsi que toutes les synchronicités ou coïncidences étranges passent à la trappe.

Mais le hasard est aussi très pratique à insérer dans les équations afin de combler un autre vide technique cette fois-ci, celui de l'incalculabilité, par les statistiques et probabilités. Lorsqu'on ne sait pas calculer les trajectoires d'un grand nombre d'objets par exemple, en physique quantique ou statistique, on fait appel au hasard pour pouvoir faire des calculs malgré tout et c'est de cette façon que la science enregistre ses plus merveilleux succès. Il n'est donc pas question de faire autrement. Il faut simplement ne pas oublier la façon dont certaines grandeurs physiques émergent du hasard, comme la notion de température par exemple. Saviez vous que la température était une grandeur statistique ?

Le hasard est enfin extrèmement pratique à invoquer pour "expliquer" le plus grand mystère de la physique, celui de la réduction d'état en mécanique quantique (effondrement de la fonction d'onde). Dans ce dernier cas, il ne s'agit toutefois plus d'un hasard issu de notre ignorance des causes, mais bel et bien d'un vrai "Dieu qui se promène incognito", selon l'expression d'Einstein.

Qu'il s'agisse finalement d'un hasard servant à combler notre ignorance, à réaliser des prouesses de calcul ou à cacher un Dieu sans en avoir l'air, on voit que le hasard est indispensable à la science, qu'elle soit ou non matérialiste.

La science repose tellement sur le hasard qu'elle en fait même un usage démesuré à toutes les échelles:

  • A l'échelle cosmologique sous la forme du hasard anthropique, celui qui fait que nous existons dans un univers extrèmement improbable qui a permis l'apparition de la vie intelligente, grâce à des conditions initiales réglées de façon extrèmement précise (1).
  • A notre échelle humaine sous la forme du hasard stochastique, celui qui est à la base de la physique statistique (2).
  • A l'échelle quantique sous la forme du hasard quantique, celui qui préside à la réduction d'état

Il ne manque plus à la science que de choisir une date du calendrier qui serait la fête du hasard !

Sauf que... comme ce Dieu là se promène incognito, cette fète est interdite.

Ses deux démons:

La religion a toujours abondamment usé de démons pour imposer son système de pouvoir. L'incarnation du mal en entités bien différenciées de Dieu a en effet pour avantage de résoudre les contradictions internes de la religion et surtout d'imposer son pouvoir et d'occulter celui des hommes (la conscience) en cultivant la peur ou le respect du démon.

Il est logique que la science matérialiste, qui s'est imposée par opposition à la religion, ait fini par reproduire toutes les caractéristiques d'une religion, puisqu'elle n'était elle-même ni à l'abri de contradictions internes, ni du système qui, pour continuer de régner sur la conscience collective des hommes, avait besoin d'utiliser cette fois-ci la science pour imposer son pouvoir (un système entretenu par la conscience collective elle-même, je précise).

La première des contradictions internes de la science était l'incompatibilité entre son déterminisme dogmatique, ayant permis d'évacuer le Dieu de la religion, et son propre Dieu, le hasard: si les choses arrivent par hasard, comment pourraient-elles en effet être déterministes ?

La solution s'est imposée naturellement: c'est un démon, celui de Laplace, qui a incarné le dogme du déterminisme. Grace à ce démon, nous avons accepté l'épouvantable déterminisme temporel (le bug est dans le temporel) et la science a pu imposer un système fondé sur des équations fonctionnant merveilleusement bien. Les équations de la science sont en effet déterministes par nature.

Il subsistait toutefois une énorme contradiction: L'utilisation du hasard dans les équations imposait que l'entropie d'un système isolé ne puisse qu'augmenter dans le temps. Or les équations de la physique fonctionnent dans les deux sens du temps. Il fallait donc interdire l'inversion du cours du temps (irréversibilité), ce qui a conduit à l'émergence du démon de Maxwell.

Démon de Laplace
Il est interdit de changer son futur, car il est parfaitement déterminé.
Démon de Maxwell
Il est interdit de changer son passé, car il est irréversible.

Seul le démon de Maxwell a le droit de réduire l'entropie d'un système en y introduisant de l'information. Le fait que ceci soit réservé à un démon a pour effet d'interdire à l'homme d'envisager de le faire lui-même. En réalité, cette interdiction (second principe de la thermodynamique) n'a rien de fondamental et il est théoriquement possible de réduire l'entropie (améliorer l'ordre) d'un système isolé, soit par un hasard très peu probable, soit par le biais d'une information-énergie du vide (future technologie ?) ou encore directement d'une conscience (système vivant), de l'information néguentropique étant à chaque fois introduite.

Il s'agit là toutefois d'une information qui en réintroduisant de l'ordre, peut modifier le "choix d'univers" du système en question au sein du multivers. C'est précisément cela qu'il importait d'interdire à l'aide du démon de Maxwell, car réordonner le passé est un moyen très pratique d'ordonner le futur. C'est d'ailleurs l'un des deux moyens, par le biais d'un travail sur la mémoire, qui est utilisé par la conscience pour modifier les probabilités d'aller vers un futur plutôt qu'un autre, l'autre moyen étant celui de l'intention, lui-même interdit par le démon de Laplace.

Remarquez que ces deux démons ressemblent ainsi à s'y méprendre par leur fonction à Satan et Lucifer:

  • Le démon de Laplace joue le rôle de Satan en normalisant un fatalisme entropique qui engendre le mal par augmentation du désordre. C'est la nécessité de lutter contre ce mal qui engendre la peur empèchant la conscience humaine d'ordonner son futur.
  • Le démon de Maxwell joue le rôle de Lucifer en détenant le moyen de faire de la magie interdite à l'homme (3) tel un ange déchu, chargé là encore d'empécher l'homme d'utiliser le pouvoir de sa conscience en jouant cette fois-ci sur la mémoire de son passé.

On voit ainsi que la science matérialiste, en remplaçant l'ancien Dieu et ses deux anciens démons par des entités équivalentes dans leurs fonctions, a reproduit exactement la même religion qu'avant, permettant de conserver exactement le même pouvoir qu'avant sur le contrôle des hommes, en l'occurence un pouvoir qui fait tout pour que les hommes ne découvrent pas leur propre pouvoir: celui de leur conscience.

Nous allons voir maintenant que la science a fournit, comme la religion, sa table des dix commandements. Mais pour pouvoir poser cette table terriblement lourde, il fallait d'abord construire quatre piliers, ceux qui allaient fonder la pseudo-science matérialiste:

Ses quatre piliers:

(A) Matérialisme
Ignorance de l'information présente dans le vide
(B) Hasard (fondamental ou quantique)
Ignorance de l'information hors espace-temps 4D
(C) Déterminisme (temporel)
Ignorance de l'information déjà présente dans le futur
(D) Causalité stricte (irréversibilité)
Ignorance de l'information perdue dans les interactions

Ces quatre piliers servent à poser la table des dix commandements ci-dessous. Il suffit d'enlever un seul pilier pour que la table et donc l'ensemble du système matérialiste s'effondre.

Les quatre types d'informations ignorées pour permettre à chaque pilier d'exister ont en réalité tous la même origine: l'information du vide quantique (champ akashique ou champ de la conscience). L'espace, le temps et la matière étant des illusions, ces quatre piliers n'en font qu'un, qui a pour effet de nous occulter l'information du champ de la conscience en séparant le vide de la réalité.

Cette information immatérielle est ainsi à la fois hors espace-temps 4D, mémoire du passé et du futur (4ème dimension) et source de l'information intervenant dans les interactions du vivant, qui est à la base du choix d'univers effectué par la conscience au sein du multivers ou champ des possibles.

Ses dix commandements (et leur principe directeur):

Il s'agit de commandements de croire que:

(1) La nature est sans but et sans la moindre finalité Déterminisme
(2) L’univers est né d’une explosion originelle (big-bang) Néo-créationnisme
(3) Tout ce qui arrive est le résultat de la causalité (temporelle = du passé) Fatalisme
(4) La conscience est un produit du cerveau Matérialisme
(5) La réalité est indépendante de nos états de conscience Objectivisme
(6) Le passé ne peut plus être modifié (irréversibilité) Passéisme
(7) L’évolution de la vie est due à la sélection naturelle du plus fort Darwinisme
(8) Nous sommes des machines que la technologie peut améliorer Transhumanisme
(9) La mémoire, les intuitions et les visions sont issues de notre cerveau Réductionnisme
(10) Tous les phénomènes inexplicables sont des illusions ou des hasards Scientisme

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Un moyen mnémotechnique de se remémorer ces dix croyances:

A la minute 44 de cet interview:

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Les arguments à l'encontre de ces dix croyances:

Si vous en avez d'autres ou des contraires, veuiller me les communiquer.

(1) La nature est sans but et sans la moindre finalité

Il s'agit d'éliminer ici toute influence du futur qui pourrait justifier une téléologie. Or la physique a montré que l'influence du futur (ou rétrocausalité au sein de l'univers bloc) est une hypothèse tout à fait recevable en physique et les colloques à ce sujet ont tendance à se multiplier ces dernières années. Récemment, le physicien renommé Holger Bech Nielsen a montré que la probabilité que le futur n'ait aucune influence sur le présent est extrèmement faible.

L'idée qu'il n'existe aucune finalité à l'évolution est entretenue par l'hypothèse du hasard quantique selon laquelle les incessants choix de l'univers auquel nous appartenons sont faits par hasard, d'une manière qui paradoxalement contredit totalement le déterminisme temporel. Il s'agit là de la contradiction la plus importante de toute la physique moderne.

(2) L'univers est né d'une explosion originelle.

Je l'appelle néo-créationisme car le maintien d'un certain créationnisme permet de maintenir une sorte de consensus politique avec la religion: celle-ci se réserve l'avant big-bang (le pourquoi) et la pseudo-science matérialiste l'après big-bang (le comment). En réalité il s'agit d'une entourloupe car l'avant-big-bang n'existe pas puisque le temps lui-même en émerge (absence de pourquoi).

Cette théorie du big-bang est aujourd'hui contredite par de multiples arguments.

Le principal est que le temps n'existe pas au sens où le temps n'est pas créateur de notre futur: notre futur est déjà là. Cela signifie également qu'il était déjà là au moment du big-bang et que ce big-bang a eu lieu en même temps que la fin des temps (dans le temps illusoire bien sur). Si l'on considère maintenant une extrèmement probable influence du futur, il est beaucoup plus rationnel de considérer les conditions initiales du big-bang comme des conditions qui changent au cours du temps car elles dépendent du temps présent, donc comme des conditions finales et non pas initiales. Le big-bang devient ainsi un appendice (une terminaison (4)) et non un responsable de la création.

De multiples arguments secondaires l'invalident: (a) La théorie de l'inflation est un espèce de cuisine ésotérique qui ne vaut que parce que ses équations marchent bien. Or il existe une multitude d'exemples où le fait que les équations fonctionnent bien n'a rien a voir avec une validation. Remarquons déjà simplement que les équations fonctionnent dans les deux sens du temps. (b) On s'interroge aujourd'hui sur des modèles plus cohérents qui feraient intervenir un rebond, auquel cas le big-bang ne serait pas un commencement. (c) La physique du big-bang n'est pas unifiée avant le mur de Planck. (d) Le big-bang n'a rien d'une explosion, car il est beaucoup trop homogène et correspond à une expansion de l'espace et non de la matière, etc.

(3) Tout ce qui arrive est le résultat de la causalité temporelle (passé)

A nouveau, ceci est en contradiction avec la théorie de l'univers bloc d'Einstein qui nous amène aujourd'hui à considérer le futur comme déjà réalisé et le présent comme dépendant autant du passé que du futur (dans cette théorie, le choix d'univers est lui-même déjà réalisé). C'est également en contradiction avec les résultats de mes propres recherches (sur le billard) qui m'ont amené à conclure que la mécanique est incapable de déterminer causalement le cours des évènements, faute d'informations suffisantes (les informations de phase étant perdues au cours des interactions, ce qui est compensé par la décohérence qui n'explique toutefois pas le choix d'univers).

En mécanique quantique, de très nombreuses expériences défient la causalité et aujourd'hui, la rétrocausalité est devenue un respectable sujet d'échanges, de publications et même de colloques scientifiques. Le point principal qui a conduit les physiciens à ce respect est la confirmation de la non localité ou intrication temporelle (et non pas seulement limitée au domaine spatial). Cela implique qu'au niveau quantique, on doit considérer simultanément des conditions initiales et des conditions finales, car elles sont corrélées acausalement.

La causalité non stricte, c'est à dire doublée de la rétrocausalité, promet ainsi de devenir le meilleur ciment de la science du futur, qui devrait avoir pour conséquence l'abandon des quatres dogmes, qui subsistent aujourd'hui par le simple fait qu'ils restent indispensables à la physique des équations.

(4) La conscience est un produit émergeant du cerveau

Il s'agit là d'un double mythe (produit du cerveau + émergence par la complexité) qui ne repose sur absolument aucune preuve et qui bien contraire, est aujourd'hui contredit par de nombreux arguments, le plus "mainstream" étant le fameux "problème difficile de la conscience" soulevé par David Chalmers. Il faut ajouter que le concept de l'émergence est aujourd'hui largement contesté car très vaporeux et il est même devenu un simple mythe. Il fonctionne comme une sorte d'effet placebo qui donne l'illusion d'une explication alors que rien ne l'étaye. D'autre part, on sait aujourd'hui via différents types d'expériences scientifiques que la conscience a un fonctionnement distinct du cerveau, tant du point de vue de psychologues (nos pensées seraient quantiques) que de neuroscientifiques comme Libet.

Mes travaux personnels en vision artificielle m'amènent également à conclure que la conscience visuelle ne peut pas siéger dans le cerveau étant donné la perte d'informations visuelles qui se produit très rapidement dès que l'information visuelle se disperse et s'accumule dans le cerveau (voir plus loin mes arguments sur la question de la mémoire). J'en ai déduit que le cerveau sert à reconnaître l'information et non pas à la stocker, à l'analyser et non pas à la voir.... Pour faire bref, il suffit de fermer les yeux pour essayer de visualiser ce qu'on vient de voir pour se rendre compte qu'on y arrive pas (en dehors d'une vague persitance rétinienne). Pourtant, un ordinateur sait parfaitement le faire (visualiser un film en temps différé). C'est parce qu'il va chercher l'information sur le disque dur (auquel correspond le vide) et non dans le cerveau qui sert essentiellement à l'analyser.

(5) La réalité est indépendante de nos états de conscience

L'idée selon laquelle la réalité dépendrait de nos états de conscience, et pas seulement de la causalité mécaniste, est une idée animiste qui existait dans les temps anciens, qui s'est poursuivie en étant maintenue plus ou moins par la religion (faire attention à ses pensées) et qui a été combattue par la science au siècle des [extinctions des] lumières. Elle a en effet été considérée comme incompatible avec le dogme (C): le déterminisme temporel (5), qui est pourtant devenu aujourd'hui le dogme le plus fragile, mais il reste indispensable au maintien d'une science fondée exclusivement sur les équations. Cela n'étant pas un argument scientifique mais de simple confort, il y a lieu de ne pas rejeter l'idée que nos états de conscience pourraient influer sur la réalité, et ce d'autant plus que notre réalité est une illusion (holographique, caverne de Platon, simulation ?).

Cette idée est le socle de ma théorie qui considère que nos états de conscience déterminent le choix d'univers dans lequel nous vivons au sein du multivers. Se reporter à tous mes écrits (livres et sites web) où elle se trouve largement développée et argumentée.

(6) Le passé n’existe plus ou ne peut plus être modifié

Dans la théorie de l'univers bloc le passé existe encore. Si l'on considère maintenant qu'il n'est que partiellement configuré et que le présent peut achever de le configurer (voir les explications d'Alain Connes à ce sujet) alors il convient de considérer que le passé puisse changer. C'est d'ailleurs la meilleure façon d'expliquer le fameux principe anthropique qui soulève le mystère du réglage fin des conditions initiales de l'univers (voir également (1) ci-dessus).

(7) L’évolution de la vie est due à la sélection naturelle du plus fort

La théorie de Darwin était contestable dès son origine et Darwin lui-même a affirmé que si l'on ne trouvait pas les preuves de transitions progressives entre sauts évolutifs, alors sa théorie s'avèrerait fausse. Non seulement on a jamais trouvé ces preuves, mais l'on s'aperçoit aujourd'hui avec l'évolution énorme de la biologie que la vie ressemble plus à une technologie qu'à un processus soumis aux lois du hasard.

On sait d'ailleurs calculer que pour de nombreuses espèces l'age de l'univers est très insuffisant pour laisser la moindre chance au hasard de produire leurs apparitions... Se reporter à l'excellent livre << L'outil explique aux savants ou l'ANTI-DARWIN >>

(8) Nous sommes des machines que la technologie peut améliorer

Il est possible que nous soyons des machines dans le cas où la vie serait issue d'une technologie, auquel cas cette technologie devrait avoir résolu l'exploitation de l'information ou énergie du vide qui permet d'animer les systèmes vivants et de maintenir leur entropie faible, à l'encontre du second principe qui ne sait pas expliquer la constatation du M.E.P.: Maximum Entropie Production chez les êtres vivants. Or on sait qu'aucun système mécanique ou électronique ne peut réaliser une telle prouesse, l'énergie utilisée pour maintenir l'entropie d'un robot étant aujourd'hui matérielle et non pas immatérielle. Non seulement nous en sommes donc loin - il faudrait pouvoir fabriquer une âme, c'est à dire l'extension immatérielle de notre cerveau - mais il faudrait ensuite qu'une conscience puisse être greffée à un tel système. Cela nous ramène au point (4) qui est surement l'argument le plus puissant à l'encontre d'une telle idée ou d'une telle réalisation, surtout dans le cas où il s'agirait de nous améliorer: comprenons donc déjà la nature de l'humain avant de tenter une telle expérrience, sinon je connais une loi qui prédit des résultats transhumanistes épouvantables, sans même que Murphy s'en mèle.

(9) La mémoire, les intuitions et visions sont issues de notre cerveau

S'il existe bien une forme de mémoire dans le cerveau, l'expérience neuroscientifique montre qu'elle est plus ou moins distribuée dans tout le cerveau et qu'elle semble être de nature holographique. Cela est parfaitement compatible avec les propriétés des réseaux de neurones, dont j'ai eu la chance de pouvoir développer et mettre en oeuvre des réalisations mathématiques en vision artificielle. Ce travail m'a appris que l'information contenue dans un cerveau neuronal, effectivement contenue dans les connexions entre neurones et synapses, n'est pas de la mémoire au sens où elle permettrait de remonter à une image mémorisée (elle le fait très difficilement, à l'aide de calculs inverses mais qui nécessitent la mémorisation de très peu d'images, voir ici), mais seulement des traces d'une mémorisation présentes dans tout le cerveau, qui servent seulement à adresser cette mémoire: il faut donc que l'image soit stockée ailleurs que dans le cerveau, y compris et surtout pour pouvoir la voir.

Les réseaux de neurones de type deep leanring utilisent donc une banque extérieure d'images de référence (modèle de référence ou actuel enregistré sur disque) pour visualiser ce qu'ils ont reconnus.

Le processus de vision en général, qu'il s'agisse de vision de ce qui existe à l'extérieur dans l'environnement, ou de ce qui existe en nous-mêmes, supposément à l'intérieur du cerveau (pendant les rèves par exemple), ne peut s'expliquer par de l'information qui aurait été stockée dans le cerveau ou aurait pu être synthétisée par ce dernier, parce que le processus d'enregistrement dans un cerveau perd l'information d'origine à cause des multiples interactions qu'il implique (irréversibilité des calculs). On ne sait pas expliquer en particulier comment un cerveau parviendrait à mémoriser ou à synthétiser des images séquentielles, à cause notamment du recouvrement qu'il implique à l'intérieur des mêmes unités mémorielles, qui sont encore hypothétiques et non réellement localisées.

La seule explication résiduelle fait appel à l'information du vide quantique (ocillateurs quantiques probablement, peut-être situés dans les liquides de notre organisme, ou dans les microtubules ?). Je n'en sais rien exactement, mais pour moi cette information se conçoit beaucoup mieux dans le cadre de l'univers-bloc qui introduit une quatrième dimension d'espace (le temps). Il est alors tout à fait naturel de considérer que l'espace-temps lui-même serait la mémoire de toute la création: le problème du recouvrement est ainsi résolu via cette quatrième dimension, inaccessible à un système purement matériel.

(10) Tous les phénomènes inexplicables sont des illusions

On connait la musique:

  • Les synchronicités seraient des projections,
  • Les ovnis seraient des hallucinations,
  • Les E.M.I. seraient des hallucinations,
  • La psychokinèse serait une tricherie,
  • Les P.E.S. seraient le fruit du hasard ou de la virtuosité,
  • Le chamanisme serait une croyance indigène,
  • Les guérisons inexpliquées seraient de l'effet placebo,
  • La médiumnité serait du charlatanisme,
  • etc.

Si l'on veut sauver la pseudo-science matérialiste, il est effectivement nécessaire de réfuter la totalité de ces phénomènes, car la réalité du moindre d'entre eux ferait s'écrouler tout le paradigme.

Il en va de même pour les dix énoncés précédents: il suffit qu'un seul d'entre eux soit faux pour que tout s'écroule également.

En conclusion:

La pseudo-science matérialiste est morte et enterrée par la théorie et l'expérience de la vraie science que les hommes ont réussi à construire et qui est celle que j'aime, malgré une énorme pression pour les en détourner qui s'exerce toujours aujourd'hui au travers de la techno-science passée aux mains des multinationales. Le fait qu'elle survive dans les médias dominants qu'ils financent est donc bien une affaire de religion imposée par ce pouvoir de l'argent, car seule une religion peut survivre malgré son caractère irrationnel.

***

(1) Cette idée que notre réalité actuelle dépendrait des conditions initiales de l'univers est en réalité un mythe fondé sur le dogme (C) du déterminisme temporel.

(2) Il n'est pas possible de réduire le hasard stochastique à un hasard issu de notre ignorance des causes car il fait intervenir un choix d'univers.

(3) La magie est simplement de la science non encore découverte.

(4) On pourrait au mieux considérer le big-bang comme une espèce de cordon ombilical dont on a plus besoin aujourd'hui, excepté pour justifier des financements de la recherche sur les accélérateurs de particules.

(5) La science peut rester déterministe à condition de rechercher un déterminisme de nature atemporelle